La CPME Haute-Savoie entendue

La CPME HAUTE SAVOIE entendue sur la situation des libraires indépendants de la région AURA.

Sur la sollicitation de notre président Jean Michel Delaplagne, le conseil régional a examiné la requête des  libraires indépendants de la région AURA qui craignaient de perdre le bénéfice des achats de livres des lycéens dans le cadre d’un appel d’offre qui se préparait. Des amendements ont été déposés qui – espérons le – permettront à ces derniers de s’organiser pour rester compétitifs. La CPME Haute Savoie continueara de suivre la mise en œuvre de ces appels d’offre et leurs résultats, certaine que tous y trouveront un intérêt : Libraires, Etudiants et Conseil régional.

Annecy, le 14 décembre 2018

A l’attention de tous les conseillers régionaux AURA

Mesdames et Messieurs les élu(e)s du Conseil régional Auvergne Rhône-Alpes

La CPME Haute-Savoie a été alertée par le projet de la région AURA d’achat des livres scolaires de lycéens par la voie d’un marché public, ce qui amènerait à priver les libraires indépendants d’une partie très substantielle de leur activité.

Le seul objectif de ce projet, je me plais à l’imaginer, vise vraisemblablement à optimiser la gestion des deniers publics dont vous avez la charge. Si tel est le cas, l’entrepreneur que je suis ne peux que s’en féliciter.

Il ne s’agit pas pour moi de défendre une profession, par volonté de conservatisme, par clientélisme ou par intérêt personnel. Il s’agit simplement d’attirer votre attention sur le caractère singulier de cette catégorie de commerçants, animée par des professionnels passionnés qui doivent produire une débauche d’énergie rare pour une rentabilité d’une extrême faiblesse.

Cette profession a déjà été sauvée par une loi célèbre en 1981. Il serait regrettable qu’elle soit fragilisée alors qu’elle doit faire face à des prédateurs comme peut l’être la société Amazon qui exerce sur notre territoire en toute illégalité fiscale. Les libraires indépendants, par la qualité de leurs conseils, leur passion irraisonnée pour les livres au détriment de leur revenu, et pour la sérénité qu’apportent leurs espaces de vente aux lecteurs assidus ou occasionnels, doivent être protégés. Leur profession, à l’instar d’autres professions du même type, devrait être sanctuarisée.

Victor Hugo disait « qu’à chaque fois qu’on ouvre une école, on ferme une prison ». Il est en de même pour les librairies ».

J’espère que mon appel sera entendu par vos collègues de l’assemblée régionale quelle que soit la couleur de leur appartenance.

Je vous remercie de votre lecture et vous prie d’accepter, Mesdames et Messieurs les élu(e)s l’expression de mes très sincères salutations et de ma sympathie.

Jean-Michel Delaplagne

Président de la CPME Haute-Savoie

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